La boîte d’air ou le désaccord

L’interaction sociale que j’ai le plus de mal à comprendre, c’est la conversation. Plus précisément, quel rôle doit-on jouer lors de ce genre d’interaction. Je me doute que les non autistes sont capables de reconnaître davantage de mimique signifiante que moi. C’est bien pour ça qu’ils n’ont pas la sensation de discuter avec des androïdes cirées. Je dois faire confiance à ma mémoire pour que cela fonctionne assez bien, mais il y a de nombreux loupés.

Dans mes souvenirs d’enfances, cette gêne était absente. Je parlais avec plaisirs aux autres. Puis, de temps en temps, j’ai entendu des remarques. Elles sont devenues des acouphènes lors des conversations (arrogant, hautain, perfectionniste, tu penses trop etc …). Puis elles se sont arrêtées, car je me suis tu. Depuis, je suis toujours sur la défensive, près à me justifier constamment. Une peur d’être moqué m’envahît constamment (cela se nomme la gélotophobie, je l’ai appris via @neurosqueak)

Lors de ces interactions sociales, ce qui m’a le plus déconcerter ce sont les fréquentes incompréhensions. Si je parle de ce que je sais, je serai vu comme arrogant, si je me tais je serai vu comme incompétent. Je dois fréquemment me justifier si je parle de mon ressenti. Je dois souvent avoir des sources (article de presse, documentaire, livre, diplôme etc) pour que l’on écoute ce que je dis et non pas ceux que les autres interprètes. Je crois avoir des définitions différentes des autres, pourtant c’est ma langue maternelle. Je fais peut-être un usage anormal de certains mots ?

Ces incompréhensions deviennent dangereuses quand je suis en désaccord avec les autres. Je ne sais pas comment je dois réagir. Quel rôle dois-je prendre pour que mon opinion soit prise en compte ? La solution de se taire est une réponse à très court terme (que j’ai hélas utilisé pendant de nombreuses années).

Lors de ces désaccords, je constate des réactions que je ne comprends pas. Elles me semblent contre intuitive. Par exemple, un meuble fait mal si on le frappe, mais moi si on m’insulte/me décrédibilise/ nie mon vécu, je devrais ne pas réagir ou alors de manière très très polie. Si je réagis cela étonne. C’est comme si ma réponse négative n’a jamais été envisagé (alors que la douleur issue de « l’interaction » avec le meuble a été prévu). Dans ces moments, j’ai l’impression d’être comme une conserve d’air de Paris, d’être une enveloppe d’air « bizarre, atypique, autiste » (promis, j’écris un autre article, je ne ferai pas référence à de la terre ou au feu ^^). Je dois être aussi présent qu’une masse d’air. J’en ai conclu que les autres attendent de ma présence la simple possibilité de s’inspirer de moi. La connaissance superficielle de mon vécu leur suffit.

Pour comprendre ces réactions lors de ces désaccords, j’utilise depuis peu un concept, les corps d’exception (35p), de Sidi Mohammed Barkat que j’ai découvert dans le livre (court et précis) « la mécanique raciste » de Pierre Tevanian. La représentation des dominés est simpliste et elle ne suit pas les règles classiques appliqués aux groupes hétérogènes. Cette représentation est nommée corps d’exception. Pierre Tevanian a continué ce travail en subdivisant cette représentation en 3 sous groupe : corps invisible, corps infirmes et corps furieux. Comme je l’ai dit, pour comprendre mes incompréhensions en étant autiste, j’ai transposé ces concepts au monde de l’autisme. Cela m’aide à réagir (ou ne pas réagir) lors d’interaction. Ce n’est absolument pas une transposition rigoureuse mais juste une béquille intellectuelle qui me permet de fonctionner. Pour analyser le comportement des autistes, une personne lambda va utiliser un ou plusieurs de ces représentations.

Le déni (les corps invisibles) : invisible

  • L’autisme doit être caché : par exemple, il ne faut pas l’indiquer sur son profil tweeter,
  • Un non-diagnostiquer et les diag doivent essayer de survivre dans ce monde sans trop gêner,
  • Un autiste doit chercher un diag si vraiment il est gêné, il ne faut pas déranger les autres pour ça,
  • Le vécu d’un autisme peut être nié et attribuer à d’autres causes (flemmarde, très timide etc..) sans avoir aucune preuve.

Le mineur éternel (les corps infirme) : tolérable

  • D’autres sont plus compétents pour savoir ce qu’un autiste peut ou non faire,
  • La place d’un autiste, c’est en institut,
  • On peut parler à leur place,
  • Avant de parler de l’autiste, il faut parler de ses parents, car ils souffrent,

L’autiste politisé (les corps furieux) : intolérable

  • Ils affirment leurs autismes quelles que soient leurs places sur le TSA,
  • Ils parlent de leurs vécus et cela ne correspond pas aux vécus des neurotypiques,
  • Quelqu’un qui fait des recherches sur l’autisme et remarque que cela correspond à son vécu et il fait le lien. Il adapte sa vie aux outils qu’ils trouvent le temps de pouvoir se diag.

Vous allez me dire que vous vous retrouvez dans la représentation des autismes politisés. C’est normal, c’est juste un autisme autonome (en parole et en action). Cependant cette représentation remet en question l’ordre social. C’est pour cela qu’elle est vu comme une menace : des corps furieux. Si vous vous affirmez, l’injonction à être « normal » (corps invisible ou au moins rester mineur éternellement) sera vite entendu.

Vous entendrez ce genre de réaction :

  • Sont-ils vraiment autistes ?
  • Ils prennent la place des « vrais autistes » qui souffrent vraiment : par exemple, « j’ai un ami qui a un frère autiste, tu n’es pas comme lui. Que tu te présentes comme autiste cela me heurte. Pourrais-tu te taire ? »,
  • Simplement nier le vécu des autistes.

Si je parle de mon vécu et de mes pensées sans filtre, je serai vu comme un corps furieux. Le souci d’incompréhensions ne vient donc pas que de moi. Les autres ont ces représentations erronées qu’ils plaquent sur ce que je dis. J’ai toujours cru que j’étais le seul responsable de ces erreurs. Je cherchais donc à comprendre et à changer mon discours pour être compris.

En réalité, une partie de ces erreurs est dû à l’ignorance entretenue des autres. Il est au final peu pertinent de discuter longtemps avec des personnes qui te reprochent d’être un corps furieux. Il ne parle pas de toi mais de l’idée qu’ils se font de toi. Et dans ce cas, cela va forcément poser des soucis. Ils ne veulent pas te connaître (ou connaître le sujet) mais simplement t’enjoindre à respecter leur vision du monde (et se rassurer en même temps). Ainsi, ils peuvent encore définir le réel.

Cependant, il faut éviter de répondre à leurs demandes issues de leurs fictions. C’est du temps perdu. La règle des 300 s de Marie Dasylva (napilicaio) s’applique dans ce cas. Au lieu de ça, il faut affirmer son point de vue sans se justifier et sans suivre leurs supposées Ou bien sortir de la conversation. Fatalement, cela va créer de la gêne. Pendant longtemps, j’évitais de provoquer cela et si une conversation devenait gênante, je me sentais systématiquement responsable de la situation. Maintenant, j’essaye de faire la part des choses. Je ne vais plus éviter de créer de la gêne. Dans une relation saine, il est normal que de temps en temps on puisse aussi irrité l’autre. Je me suis efforcé à déranger peu les autres jusqu’à aller au burn-out.

Il est temps pour moi de m’exprime, d’être un corps furieux.

Moi & mes sujets d’enthousiasmes

J’ai 30 ans. Je suis surement autiste HPI, je suis actuellement en attente d’un diag (depuis 3 ans ).

J’ai essayé de fonctionner selon les attentes des valides jusqu’au burn out. Depuis peu, j’essaie de me consacrer à mes passions et d’avancer selon mes besoins pour arriver à me reconstruire. Ce Blog fait parti de cette tentative, je verrai où cela me conduira.

Pour le moment, je ne sais pas exactement ce que je vais y faire. Parler de mes incompréhensions face aux valides ? mes solutions pour ne plus survivre mais vivre ? des lectures qui m’enthousiasme (SFF et des essais) ?

En tout les cas, si vous me lisez c’est que j’essaie d’enfin assumer ma voix. J’espère pourvoir échangé avec d’autre via ce blog ou tweeter.

Je vais indiqué sur cette page les sujets qui m’enthousiasmes actuellement ou mes attentes.

Les documentaire:

  • « Enquêtes archéologiques » saison 1&2 : des courts documentaires (25min) sur des civilisations sur tous les continents, passionnant
  • « Le royaume perdu des pharaons noirs » : un doc (1h30) qui présent l’histoire du royaume de Koush (anciennement appelé Nubie). On découvre un monde inconnu et nier pendant des décennies dû a des préjugés. Je conseille de regarder avec une vitesse de lecture d’au moins 1,5 voir plus (c’est souvent le soucis des doc d’Arte)

Mes livres SFF coup de cœur du moment :

  • « L’assassin royal » de Robin Hobb
  • « Les Archives de Roshar » de Brandon Sanderson : je suis accro. Petite anecdote, la traductrice française de cette saga, Mélanie Fazi, est autiste ! Lire cette saga me permet en plus de croire que les autistes ont une place dans ce monde.

Les livres que j’attends de pouvoir lire (le top 2 sinon il y en aurait trop) :

  • « Où va l’argent des pauvres » de Denis Colombi
  • « NeuroTribus – Autisme : plaidoyer pour la neurodiversité » de Steve Silberman : il va sortir le 2 avril.

Si vous êtes mes mutuals sur tweeter ou mastodon n’hésite pas à m’ajouter sur babelio.

L’autre facette du masking, la maison évidée

Ce podcast de @Law_Esculape   (le twitter du podcast  @autospodcast) est très intéressant. Il aborde le camouflage (masking) en particulier chez les autistes diag adulte. Elle aborde l’élaboration de ce masque, la souffrance que cela engendre (par ex : burn out autistique). Et enfin, elle parlera de sa tentative de déposer ce masque.

Dans le même thème ce thread demande si on peut se remettre d’un burn out, quand ses effets faiblissent.

Quant à moi, j’aimerais parler d’un souci que j’ai avec le « camouflage ». J’ai construit mon masque très tôt, car j’ai toujours cru que les erreurs venaient forcément de moi. Je devais donc m’adapter. Cette adaptation a deux facettes, l’une le masque (j’imagine un masque vénitien ou d’anonymous) et l’autre notre « maison intérieure ».

La première facette est abordé dans le podcast : l’aspect extérieur (les mimiques, les regards, les positions du corps etc). Écouter le podcast, elle en parle très bien.

Le deuxième facette qui m’intéresse représente notre vie intérieure. J’imagine cela comme étant une maison contenant : Nos idées, nos croyances, nos préjugés, nos envies, nous.

Quand on se confrontera au monde NT, on subira un tsunami qui nous encerclera. Les besoins NT sont cette eau qui inonde tous notre maison. Rien n’est laissé sec, tous est transformé par son contacte. L’inondation reflux quand on se retrouve seul. Et puis, ça recommence, sans arrêt. Au bout d’un moment, sans diag, être trempé et redouté la prochaine inondation devient une part de notre vie. Ces inondations récurrentes sont donc fréquentes et parfois violente. Leurs répétitivités vont commencer à dégrader notre intérieur. Certains plafonds seront tombés, des meubles se seront encastrée l’un dans l’autre ou parti avec une marrée plus forte que d’habitude. La peinture sera écaillée. Certains murs fragilisés par l’humidité récurrente se seront écroulés ensevelissant des partis de soi. Après un certains temps, quand l’eau refluera, elle laissera une maison évidée derrière elle. On sera devenu une charmante et belle personne au masque vénitien mais creuse.

Le regard NT et son fonctionnement sera alors complètement intériorisé. Il ne reste presque plus rien de nous. En fonctionnent uniquement en réaction aux NT cela m’a conduit au burn out.

J’ai découvert mon autisme bien plus tard (via des blogs d’autiste puis en rencontrent des pros). Cependant, ma maison était déjà vide, seul l’eau NT l’occupait. Par exemple, pendant un moment, je ne pouvais pas m’empêcher de « corriger » l’attitude de mon frère jumeau, car je constatais qu’il ne collait pas avec la « bonne manière » de faire, celle des NT. Ça la fait souffrir et moi aussi (car j’agissais comme lui, naturellement).

Après avoir étai constamment inondé par les pensées, les envies, les besoins des NT, je me suis oublié (la maison était vide comme je le disais). Je ne parlais plus des sujets qui me passionnait, j’écoutais les autres vivre. Bien entendu, je parlais aussi. Mais uniquement de leurs vies. Si on abordait ma vie, je bottais en touche.

Depuis, je me suis informé sur la culture autiste et surtout j’ai lu d’autres autistes sur twitter. Plusieurs autistes m’ont incité lourdement (je pense à vous @nohecate, @neurosqueak et @casthel :p) sur la nécessité de passer du temps sur ses sujets d’enthousiasmes.

J’ai suivi leurs conseils. J’adore, entre autre, la SFF. Je suis allé dans un club de lecture SFF (donc le sujet de discussion était clairement annoncé). Lors d’un de ces cafés discussions, j’ai pris la parole. J’ai présenté une saga que d’autres du club avaient conseillés. Je n’ai pas fait gaffe ? J’étais trop à l’aise. J’ai parlé en posant mon masque. J’étais enthousiaste (trop pour un NT). Comme j’étais dans mon sujet, je n’ai pas percuté sur le moment. Quand je me suis tu, j’ai vu. J’ai revu ces regards que j’avais fuit pendant de si longue années. Mon plaisir d’avoir parlé fut mis en suspens pendant quelques seconds. Je voyais le tsunami arriver. Et là, les deux lectrices qui avaient conseillé cette saga ont pris la parole. Elles étaient ravies que quelqu’un avait suivit leurs conseillés. Elles m’ont même conseillé d’autres livres de cet auteur avec un grand sourire (elles étaient enthousiastes (pas comme moi, ok)).

Puis un autre du club, m’a conseillé un deuxième auteur, car j’avais aimé un livre de SF (il fit référence, sans se moquer, de mon enthousiasme pour appuyer son conseille)

Voilà, ce que fait la deuxième facette du masking. Ma maison a été détruite, il fallait presque tous reconstruire et remeubler. Et à 30 ans, je m’étonnais de pouvoir parler avec ma voix et être de compris.

( Comme vous l’avez noté, il y a sûrement des fautes alors que j’ai lu et relu. @neiiko__o m’a démontré qu’il faut s’exprimer même si on n’arrive pas à avoir un français parfait. J’étais ravi de la lire, j’espère que me lire ne fut pas une torture pour vous si vous êtes doué en français)

Le concept de Social Justice Warrior

[ Article issu de mon ancien blog daté du 9 avril 2018]

J’ai essayé de comprendre ce que signifie Le Social Justice Warrior (SJW) développé par Acermandax dans cet article

Liste des caractéristiques qui définissent un SJW selon Acermandax :

  1. Il fait des procès d’intention,
  2. Il s’indigne facilement,
  3. Il a une vision manichéenne basique, les nuances sont donc bannies,
  4. Il invente son propre vocabulaire qui sera la référence du politiquement correct,
  5. Il considére que nul n’est censé ignorer ce vocabulaire sous peine d’être jugé oppressif (culpabiliser car ignare),
  6. Il place les autres dans des cases via un essentialisme décomplexé (par ex : case-oppresseur (ca-op)),
  7. Il considère que nul membre d’un groupe dominant (ca-op) ne saurait être victime de quoi que ce soit, il n’est que coupable,
  8. Il considère que l’inconfort de certains ca-op est déplorable mais acceptable,
  9. Il refuse le droit à la parole aux ca-op,
  10. Il a raison par définition, il ne prendra pas le temps d’expliquer sa position/son raisonnement,
  11. Il ne supporte pas un avis différent, la contradiction (par exemple, le safe-space),
  12. Il psychologise ses adversaires, il parlera très facilement de la haine,
  13. Il parlera d’internalisation des codes ca-op,
  14. Il a des tendances fascistes : il considère qu’il a raison dans son cadre local de cohérence, c’est du dogmatisme,

Est-ce que cette manière de raisonner est logique ? Je crains que non, cela ressemble à un gros biais de confirmation. Cet article explique ce type d’erreur en psychiatrie

https://blogepervier.wordpress.com/2017/05/10/lanalogie-de-la-maison-hantee/

Je vais donc essaye de voir si ces « symptômes » peuvent s’expliquer d’une façon plus simple. Tout d’abord, sont-ils issus de biais de raisonnement/sophisme présent dans la population en général ? Oui dans 3 cas : Procès d’intention (1), appel à l’émotion? (2) argumentum ad personam (12).

Les autres « symptômes »  sont-ils issus d’autres facteurs non pris en compte ? Les points 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 14 s’explique bien plus facilement avec un facteur : il y a des savoirs sociologiques.

Pour tester cela, je vais appliquer ces critères aux sciences dites dures, et chercher si un chercheur peut être qualifié de SJW.

Par exemple, un chercheur considère qu’un créationniste ou platiste (cré-plat) à tort. Sans accepter aucune nuance (3). Il ne prendra pas forcément la peine d’expliquer pourquoi (10). De plus, il invente un jargon (big bang, tectonique des plaques etc) (4). Il pourra même culpabiliser les cré-plat s’ils ne connaissent pas ces termes (5) (vous pouvez essaye dans votre labo/cours, développer vos théories cré-plat, l’insulte arrivera :s). Il placera les cré-plat dans une case, les non-savant (6). Lors des colloques scientifiques, il refuse le droit à la parole des cré-plat (9). Et même au sein de son labo de recherche, ça doit rester un safe-space (11). L’inconfort des cré-plat n’est pas pris en compte (8). Il considère avoir raison dans son cadre local de cohérence en parlant du Big Bang (via le modèle standard de la cosmologie). Les limites de ce modèle sont niées, car le modèle est utilisé (14).

L’ensemble de ces critères ce retrouve chez les savants, ils ont plus l’aire d’être juste le signe d’un savoir que d’une attitude particulière apparue juste pour lutter contre l’oppression.

Il reste deux points non traités.

En prenant en compte le savoir sociologique, on sait que les systèmes d’oppressions existent car la population opprimée est vu via un modèle faux (13). Par conséquent, pointé du doigt la présence de ce modèle chez l’interlocuteur, c’est un argument ad hominem. En science dur, ce genre de biais est exclu car l’objet d’étude est « complètement » déconnecté du chercheur. Ce n’est pas le cas, quand on étudie un « objet social ».

Enfin, (7) se nomme le coût de la domination. Dire que les féministes ne prennent pas en compte une souffrance alors qu’elles ont crée un concept pour le prendre en compte, c’est surprenant…

Au final, en essayant de comprendre ce que signifie SJW, cela semble juste être basé sur un déni du savoir sociologique et un refus de prendre en compte les conséquences que ça induit sur l’être humaine.

Qui peut rester passible si des ignares viennent sans arrêt répéter les mêmes choses sans s’informer ? Personnellement, entendre des personnes remettre en cause la théorie de l’évolution ou que l’athéisme est une non-croyance (c’est juste vivre sans Dieu), ça m’agace très rapidement… Je ne pense pas être le seul, c’est humain. Personne ne peut supporter le harcèlement ignare.

En fin de compte, l’idée de SJW, c’est juste la visibilité des savoirs sociologiques, des connaissances scientifiques, Scientic Justice Warrior ? Pour finir, je citerai quelqu’un que j’apprécie car il a bien compris les implications que le savoir induit sur soi et les autres

L’exercice de la pensée critique cause de la gêne, de la résistance, de la colère, voire des émotions plus violentes encore, et c’est inévitable car il n’y a pas de manière polie de dire à quelqu’un qu’il s’est trompé toute sa vie. La remise en question, c’est douloureux […].

Acermendax. Le Social Justice Warrior. 07/03/2016